LyonGratuit.com Vendredi 4 janvier 2008
Tabac : des cafés font de la résistance
Le 203 pour résister Christophe Cédat, patron du café 203 dans le premier arrondissement, ne cesse de faire parler de lui. Il y a huit ans, il créé le premier bistrot sans tabac, aujourd’hui il renverse la donne. Alors que tous les établissements sont passés non fumeur, il se met en résistance. Ses clients sont autorisés à en griller une. Qu’importent les amendes, qu’importe la loi… Christophe veut devenir une figure lyonnaise… pour la plus grande joie des fumeurs.« Non fumeurs, ATTENTION, vous entrez dans une zone d’expérimentation culturelle et sociale ! Vous vous exposez à un risque de tabagie passive… » Le ton est donné. Avant de rentrer dans le bistrot 203, les clients sont prévenus. Certains ne passent même pas la porte à la lecture de la pancarte. A l’intérieur, les fumeurs ne se gênent pas. Christophe Cédat les incite même à rentrer en guerre avec lui contre la loi anti-tabac. Le patron risque 135 euros par fumeur et 750 euros par cendrier. La note est salée mais ça ne l’inquiète pas. Il compte financer les amendes en vendant des cendriers décorés de mégots au prix de vingt euros pièce. Aucun policier n’est passé pendant la première journée sans tabac… Mais ça ne saurait tarder ! Le gérant veut laisser libre le débat : chacun sa liberté. Il pousse sa lutte jusque dans la décoration de son bistrot. Des photos de cendriers et des citations d’humoristes ornent les murs. Il justifie sa lutte par une expérience artistique. Le but étant de créer des objets d’art en lien avec le tabac : les cendres et les mégots sont conservés et photographiés. Christophe Cédat ne veut décidément pas rester dans l’anonymat. Il représente le dernier lieu public fumeur. Un comble quand on sait qu’il n’a jamais touché à une cigarette !